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Tondeuse à gazon: conseils pour choisir le bon modèle

Par Rémi Maillard et Marie-Josée Boudreau
Mise en ligne : mai 2009 | Magazine : mai 2009

Photo: Shutterstock

Le critère numéro un dans le choix d’un type de tondeuse, c’est la grandeur du terrain. Mais outre cet élément, chaque type a ses avantages et ses inconvénients.



Tondeuses à essence


Ce sont les seules à pouvoir faire le travail efficacement sur un grand terrain (environ 1000 m2 ou plus). La tendance dans le domaine? Les modèles autotractés, plus petits, avec déchiquetage. Le choix du type de traction est une question de compromis. Contrairement aux modèles à traction avant, plus répandus, une propulsion arrière évite le patinage dans les pentes et lorsque le collecteur est plein, mais elle rend les virages plus ardus. Aucun modèle n’a de moteur à deux temps: ces appareils ont disparu du marché.
• Avantages: minimum d'effort requis, meilleure performance de tonte dans toutes les longueurs de gazon, aucune limite de taille de gazon.
• Inconvénients: bruit élevé, entretien plus exigeant, coût d'utilisation plus élevé, grosses dimensions.

Tondeuses électriques
La solution de rechange traditionnelle aux modèles à essence, ces tondeuses sont idéales pour un terrain moyen (environ 400 m2), mais seulement s’il n’y a pas trop d’obstacles sur le parcours. En effet, le contournement est un peu fastidieux en raison du cordon d’alimentation qu’il faut faire suivre. Contrairement aux versions sans fil, ce cordon doit être branché pendant toute la durée de l’utilisation.
• Avantages: coût d'utilisation faible, compacité, entretien peu exigeant.
• Inconvénients: fil encombrant, risque de couper le fil, moins performante qu'une tondeuse à essence.

Tondeuses sans fil

Elles sont les dernières-nées du marché. Comme les modèles électriques, elles sont appropriées aux terrains de grandeur moyenne (environ 400 m2), sans présenter les désavantages du fil. Elles permettent de tondre environ 800 m2 de gazon dense avant une recharge de la batterie.
• Avantages: coût d'utilisation faible, compacité, entretien peu exigeant, pas de fil.
• Inconvénients: poids élevé, moins performante qu'une tondeuse à essence.

Tondeuses manuelles


Pour un terrain de ville (environ 150 m2 ou moins), les tondeuses manuelles, aussi appelées mécaniques, à rouleau, hélicoïdales ou cylindriques, sont un très bon choix. Leur utilisation est agréable, presque ludique, et la coupe est très nette. Toutefois, si le gazon est trop long, la tâche devient alors astreignante, voire impossible. Après tout, c’est l’utilisateur qui fournit l’énergie pour faire tourner les lames et couper le gazon, et il doit aussi ramasser les rognures au râteau à cause de l’absence de collecteur (certains modèles en offrent un en option).
• Avantages: coût d'utilisation nul, coupe nette, bruit minime, compacité, aucune émission polluante, entretien peu exigeant.
• Inconvénients: efficacité dans le gazon court seulement, effort physique plus important si le gazon est très long ou dense (ou si les lames sont mal ajustées), moins performante qu'une tondeuse à essence.

Choisir une tondeuse plus écolo
Selon l’année de sa fabrication, sa marque et le modèle, une tondeuse à essence libère autant de polluants en une heure qu’une voiture qui parcourt de 30 à 320 km! De quoi faire réfléchir quand on sait que, du printemps au début de l’automne, près de trois millions de Canadiens en utilisent une chaque fin de semaine.

 Quel modèle acheter, alors, pour être plus écolo? Tout dépend de votre budget, bien sûr, mais surtout de la surface de gazon sur votre terrain, de sa configuration et du temps et de l’énergie que vous êtes prêt à investir pour le tondre.

 Voici un rapide portrait environnemental des quatre grands types de tondeuses vendues sur le marché.

Manuelle
Incontestablement le meilleur choix écologique, et l’idéal pour les petites surfaces. «Elle ne consomme rien lorsqu’on s’en sert. Or, de 80 à 90 % de l’impact environnemental d’un produit est dû à l’énergie dépensée durant la phase d’utilisation», explique François Charron-Doucet, analyste au Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services, à l’École polytechnique de Montréal.

 En plus, comme elle fonctionne à l’«huile de bras», elle permet de faire de l’exercice à moindres frais… et de ne pas prendre la voiture pour aller s’entraîner au gym!

«Avec leur découplage d’engrenage important, les nouvelles tondeuses manuelles sont extrêmement efficaces», assure André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.

Électrique

Une tondeuse électrique est le plus souvent moins bruyante qu’un modèle à essence et ne génère aucune émission directe. 

«Mais, comme pour les tondeuses à essence, il faut tenir compte des technologies utilisées pour la produire qui, elles, ont engendré des impacts environnementaux», nuance François Charron-Doucet. Cela dit, précise-t-il, «d’un point de vue strictement local, on peut dire que les Québécois ont quand même intérêt à privilégier cette option, puisque notre électricité est moins polluante».



Sans fil
Le tableau est identique à celui d’une tondeuse électrique classique. Attention à la durabilité et au recyclage des batteries, cependant. Si elles sont prises en charge par un écocentre ou un dépôt municipal, c’est une bonne solution. Mais pas si vous les jetez n’importe où!

 En attendant l’instauration éventuelle d’un programme qui obligerait les fabricants ou les distributeurs à reprendre les batteries usagées, chacun est responsable de leur fin de vie.

À essence
Le plus urgent est de vous débarrasser de votre vieux bazou à deux temps, hyper polluant et bruyant! Depuis une douzaine d’années, en effet, l’industrie a dû se plier à des règlements antipollution de plus en plus stricts des deux côtés de la frontière – les normes d’émissions canadiennes ont été alignées sur celles des États-Unis à partir des modèles 2005.

 Résultat: les fabricants ont remplacé leurs moteurs à deux temps par des versions à quatre temps, environ 70 % plus éconergétiques. Et ils ne cessent de les perfectionner (injection directe, emploi de soupapes, meilleure étanchéité du réservoir de carburant, etc.). 


«Malgré tout, il s’agit de très petits moteurs qui ne disposent pas des systèmes antipollution qu’on trouve sur les autos», souligne François Charron-Doucet. En outre, leur puissance – de quatre à cinq chevaux pour les tondeuses poussées – et leur consommation sont comparables d’une marque à l’autre, ce qui ne laisse guère de marge pour réduire l’impact environnemental dû à la phase d’utilisation.



Faute de choix véritable entre différentes motorisations, et en l’absence de «label vert», il n’est pas évident de faire sa part pour l’environnement. Si cela peut apaiser votre conscience, sachez cependant que, selon un important distributeur québécois, la majorité des modèles satisfont aux exigences du California Air Resources Board (CARB), réputées être les plus sévères du monde en matière d’émissions polluantes.

Malheureusement, cette information est rarement mise de l’avant sur les tondeuses ou leurs emballages.

À lire sur Protégez-Vous.ca: Guide d'entretien de la pelouse.


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